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Comme son nom l’indique l’écriture égalitaire vise à être moins discriminante et donc plus inclusive.

La langue française a en effet un biais masculin, en particulier depuis qu’au XVIIème siècle l’Académie a entrepris de la déféminiser, en faisant disparaître le féminin de plusieurs professions, en modifiant le genre de certains mots, et en introduisant la règle d’accord au masculin au nom de la « supériorité du mâle sur la femelle ».
Ce biais masculin est préjudiciable aux femmes. Pourquoi ?
Contrairement à ce qu’on entend parfois dire, le genre masculin n’a rien de dégenré et n’a rien de neutre. De très nombreuses études scientifiques ont ainsi montré que quand il lit un texte au masculin, notre cerveau ne déduit pas un neutre générique englobant le féminin, mais une image mentale masculine. C’est pourquoi, par exemple, les filles se projettent difficilement dans un métier uniquement genré au masculin, même si elles y sont les bienvenues. Mettre une profession aussi au féminin ouvre le champ des possibles, y compris pour des garçons qui se reconnaissent moins dans certaines normes sociales masculines.
Visibiliser tout le monde en s’opposant au sexisme langagier, c’est tout l’enjeu de l’écriture égalitaire. Bien sûr cela ne suffira pas à effacer les inégalités de genre, mais c’est un outil précieux dont nous aurions tort de nous passer.
Texte et schéma écrits par Claire d’ATD QuartMonde
Vous pouvez cliquer sur l’image ci-dessous pour voir le PDF associé à l’article :
Pour aller plus loin, quelques liens :
- Un article Violences symboliques : la part du langage de Eliane Viennot qui a aussi un blog qui fait référence sur le sujet
- Un article sur le site du CNRS : L’écriture inclusive par-delà le point médian par Laure Dasinieres
- Une vidéo de Scilabus : L’écriture inclusive a-t-elle un intérêt ? Quelles preuves ? Attention c’est un lien YouTube, pensez à vous protéger avant de cliquer en bloquant la publicité
